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Presse


28 ans d’ADTB : morceaux choisis

De nombreuses personnalités se sont exprimées sur la terre battue que ce soit sur notre site, dans notre brochure "le tennis sur terre battue" ou ailleurs.


En voici quelques morceaux choisis : 

 

La couleur de la terre, je trouve ça magnifique! Pour moi les courts en terre sont les plus beaux. Voir les traces laissées par la balle, c'est génial! Cela rajoute du piment au jeu, du suspense et une relation humaine entre le joueur, l'arbitre et le public. Il n'y a rien de plus beau qu'un revers, ou un coup droit en bout de glissade, ou bien un chop d'attaque. La terre battue magnifie le jeu et visuellement te récompense d'un beau geste.

Jo-Wilfrid TSONGA mai 2013

 

 

"Rien ne va changer de façon significative pour moi, mais pour les générations futures, si les joueurs veulent des carrières longues, ils doivent moins jouer sur dur. Les surfaces en dur sont plus agressives pour le corps.

Rafael NADAL avril 2013 

 

«Dans les colloques auxquels j'ai assisté, j'ai appris que tous les entraîneurs du monde veulent plus de courts en Terre Battue parce que c'est sur cette surface qu'on apprend le mieux à bien jouer au tennis: la technique, la tactique, le mental et le physique. C'est ausi une surface beaucoup moins traumatisante que les surfaces dures et elle convient donc aussi bien à la compétition qu'au loisir»
Patrice HAGELAUER juin 2011

 

«Mc Enroe veut que les joueurs apprennent à servir et à volleyer. Le Canada et l'Australie pensent que les jeunes joueurs devraient apprendre le tennis sur terre battue... Ciel, tout espoir n'est pas perdu!»
Richard EVANS  mars 2011

 

«La majorité des tournois se déroule sur surface dure et la plupart des académies dispose de courts en dur, d'où pour les joueurs des problèmes aux pieds et dans le bas du dos. Il faut s'attendre à plus de blessures»
Martina NAVRATILOVA  janvier 2009


«Le manque de courts en terre battue est la principale raison de l'échec du plan de développement du tennis d'élite en Australie»
Paul Mc NAMEE  août 2008


«Après une journée sur terre battue, je me sens bien. Après plusieurs heures sur un court en dur, je ne peux pas sortir du lit le lendemain matin»
José HIGUERAS  mai 2008

«Dans quel autre sport les athlètes doivent-ils évoluer sur des surfaces aussi dures?»
Tony NADAL  septembre 2007


La terre battue est la surface la plus complète, la plus exigeante.
Ilie NASTASE


Il nous faut au plus vite, fabriquer des courts en terre battue aux States. Mais pas n’importe quelle terre battue, de la rouge, comme en Europe.
Arthur ASHE


L’heure de vérité c’est toujours, le subtil mélange entre l’opportunisme et l’attentisme ; entre l’attaque à tout va et l’attaque raisonnée, entre l’attaquant de fond de court et l’attaquant service - volée : c’est sur terre battue.
Patrice DOMINGUEZ

Les meilleures surfaces ? L’herbe et la terre battue.
Les plus mauvaises surfaces ? Les ciments où le taux de blessures est beaucoup plus élevé que sur terre battue.
Dr Jean Pierre COUSTEAU

A quatorze-quinze ans, les jeunes doivent apprendre à exécuter les coups de fond de court, mais aussi à mener un échange. Et rien ne vaut la terre battue pour cet apprentissage.
Tim GULLIKSON


« Chaque court en dur devrait comporter une mise en garde médicale. Compte tenu de la façon de jouer au tennis aujourd'hui, un très grand nombre de joueurs seront fichus à l'âge de 25 ans. Leurs genoux seront usés et ils souffriront d'arthrose pour le reste de leur vie! »
John ALEXANDER


Avec une moyenne de 2000 chocs par heure sur les courts en dur, la vie sportive du joueur diminue de 30 %.
Ion TIRIAC


Quand les meilleurs attaquants du circuit professionnel servent à 200 km/h, leur balle arrive sur l’adversaire à 108 km/h après rebond sur terre battue, tandis qu’elle arrive à 118km/h sur surface rapide et à 133 km/h sur gazon !
LE TENNIS SUR TERRE BATTUE

Ce court-là, je l’ai construit moi-même, avec mes joueurs, Pat CASH n’a pas appris à jouer ici, mais sur des courts semblables. Je suis convaincu que sur surface rapide vous ne bâtissez rien.
Ian BARCLAY


La Terre Battue est devenue une surface d’avenir
Christian BIMES


Le problème c’est que Toronto et Cincinnati se déroulent sur ciment, une surface très dure pour les articulations, alors peut-être ne me rendrais je pas au Canada.
Yannick NOAH

J’ai beaucoup appris en enchainant les tournois sur terre battue. C’est une surface où l’on apprend à construire une stratégie et à être constant.
Pete SAMPRAS

Il faut se garder d’être sectaire et encourager toute recherche qui viserait à fabriquer de la Terre Battue jouable par tout temps, comme certaines autres surfaces, mais aussi à faire que les “durs” soient ... moins durs et qu’ils autorisent une discrète glisse ... en somme, qu’ils se rapprochent de la Terre Battue ...
Dr Pierre TALBOT

La durée moyenne d’un point sur terre battue est d’un peu plus de 8 secondes, alors qu’il faut environ 2 secondes de moins sur les surfaces dures.
Le Tennis sur Terre Battue


Si j’avais mon mot à dire, le circuit professionnel tout entier se déroulerait sur la terre battue.
Bill NORIS, Kinésithérapeute de l’ATP.

Kent CARLSSON, actuellement huitième du classement, s’est vu interdire par ses médecins les compétitions sur des surfaces autres que la terre battue. Opéré à trois reprises aux genoux, il a attendu pour se décider l’issue de nouveaux tests effectués en Suède.
L’EQUIPE


“Le tennis, sport de toute une vie “, cette merveilleuse formule de la la fédération de tennis est parfois prise en défaut du fait des lombalgies, d’arthrose des hanches , des genoux...Nos vétérans ont fort bien compris que pour continuer leur sport favori il fallait ménager leurs articulations fatiguées. La terre battue représente la seule surface tolérée. Complétons la devise : “Le Tennis sur Terre Battue , sport de toute une vie”
Dr Jacques PARIER


Une Terre Battue peut durer cinquante ans si elle est bien entretenue, alors qu’un court en dur a besoin d’être reconstruit tous les 10-12 ans.
Fabien BOUDET

Si nous avions davantage de courts en terre battue en France , nous aurions plus de licenciés car un plus grand nombre de joueurs entre 35 et 60 ans continueraient à jouer. Sur un total de 3 millions à peu près, 50% des Français qui pratiquent le tennis n’ont jamais joué sur terre. En 1980 nous étions 90 % à n’avoir joué que sur elle.
Le Tennis sur Terre Battue


La formation des jeunes joueurs et joueuses de haut niveau passe par une grande pratique sur terre battue ; tous les entraîneurs rencontrés dans le monde entier sont unanimes sur ce point.
Bernard PESTRE

« J’ai enseigné le tennis sur terre battue pendant 20 ans sans aucun problème de santé. Dès que j’ai dû exercer mon métier sur dur, ma hanche et mes genoux ont cédé ! »
Jean-Claude CHAILLAN


Tsonga et la TB - L'Equipe 27 mai 2013

« Mon premier contact avec la terre battue remonte à mes toutes premières
compétitions, quand je passais ma « balle jaune »,
j'avais huit, neuf ans dans mon club de Coulaines. Fouler la terre,
glisser sur la terre, j'adorais ça! Je trouvais ça spectaculaire...
Je plongeais tout le temps, je me jetais partout, je faisais la
totale! Sur dur,ça faisait trop mal. Ce premier contact a donc été
très positif. En grandissant, j'aimais beaucoup quand arrivait la
saison sur terre battue mais le paradoxe, c'est que ce n'était pas
là où j'étais le plus performant. La terre battue était à la
fois mon amie et mon ennemie.

Aujourd'hui, si la terre battue était une personne, je pense que cela pourrait être ma
femme parce que je me battrai toujours pour elle. Parce que je serai
toujours prêt à faire tous les efforts pour être bon sur cette
surface, à tout faire pour elle. J'ai tellement envie de jouer
la-dessus que je fais tout ce que je peux pour être meilleur, côté
corps, technique, matériel.. Tout le monde me voit gagner plutôt
ailleurs alors que la terre est la surface la plus importante pour
moi, celle où les victoires comptent le plus. C'est pour cela que
j'ai fait des sacrifices. A peine une semaine avant Roland-Garros
2009, j'ai changé de raquette uniquement pour devenir plus
performant sur terre, quitte à être moins fort ailleurs. Et, du
jour au lendemain, j'ai fait huitième à Roland alors que je n'avais
presque jamais passé un tour ici avant (défaite en quatre sets
contre Juan Martin Del Potro.

La couleur de la terre, je trouve ça magnifique! Pour moi les courts en terre sont les plus
beaux. Avec le gazon, c'est la surface qui représente le mieux le
tennis. Sa couleur un peu mate reflète le soleil différemment. Pour
moi, ça joue énormément. Cela calme les yeux, surtout pour moi qui
confond le vert et le bleu. Voir les traces laissées par la balle,
c'est génial! Cela rajoute du piment au jeu, du suspense et une
relation humaine entre le joueur, l'arbitre et le public. C'est
important qu'on puisse échanger, qu'il y ait des émotions, alors
que parfois le tennis peut paraître aseptisé. La terre rend les
choses plus humaines. C'est ça le sport. Et puis j'aime bien
regarder mes traces de pas, mes plus belles glissades. La terre n'est
pas fragile, elle est incassable. En même temps, elle est souple,
elle t'accompagne. Il n'y a rien de plus beau qu'un revers, ou un
coup droit en bout de glissade, ou bien un chop d'attaque. Pff...on a
l'impression que ça coule. La terre battue magnifie le jeu et
visuellement te récompense d'un beau geste.

Je trouve que la terre de Roland-Garros a plus  de personnalité que celle des autres
tournois. A Monte-Carlo, par exemple, c'est une terre imprévisible,
fougueuse, passionnelle, avec parfois des faux rebonds. A Roland,
elle est beaucoup plus belle, plus vive, plus jolie. Comme on dirait
d'une Parisienne, elle a du chien, elle est fine et élégante... Ma
femme idéale, c'est la classe, voilà, c'est ça. Et la classe, ce
n'est pas seulement de l'apparence. Chaque année, ma relation à la
terre de Roland est plus forte. Elle n'a plus de mystère pour moi ».







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"trop dur" par Rafa Nadal - Tennis Magazine avril 2013

Avant il laissait son oncle et entraîneur parler au sujet des surfaces de jeu. Maintenant, il parle lui-même !

Avant de gagner son 5ème Masters 1000 sur dur à Indian Wells en février 2013, Rafael Nadal évoquait les dangers des courts en dur : " les gens pensent que je dis ça parce que j'ai juste envie de jouer sur terre battue, mais j'ai gagné assez sur cette surface pour être capable de donner mon avis. Rien ne va changer de façon significative pour moi, mais pour les générations futures, si les joueurs veulent des carrières longues, ils doivent moins jouer sur dur. Les surfaces en dur sont plus agressives pour le corps. C'est une vérité médicale. Elles sont plus dures pour les articulations, les genoux, les pieds, les chevilles et le dos; pour tout."

Rafael Nadal - Tennis Magazine mai 2013 page 50 


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"Plus de tournois ATP sur tette battue" - Tennis Mag février 2011

"Quand on étudie le calendrier du circuit ATP, il est clair que des raisons financières empêcheraient l'ensemble des tournois de juillet et août de passer sur terre battue. En revanche, le tournoi de Miami au mois de mars pourrait parfaitement se disputer sur Har-Tru, cette terre battue de couleur verte très répandue en Floride. Ce changement permettrait de préparer l'ensemble des joueurs à la saison européenne sur terre battue qui débute au mois d'avril. Une telle proposition va sans doute être acueillie par une pluie d'objections. Mais ceux qui s'y opposent devront répondre à une simple question : voulez-vous préserver les joueurs des blessures et rallonger la durée de leur carrière ou non ? " 

 

Richard Evans - Tennis Magazine - Février 2011

 

NDLR: Cet avis est à rapprocher de celui dont faisait écho Michel Artigala dans "le Figaro" en 1993 - voir rubrique presse


Jean Gachassin et la TB en France - juin 2010

Le président de la FFT, Jean Gachassin, a indiqué le jeudi 3 juin 2010au micro de RMC qu’il allait augmenter le nombre de courts en terre battue en France.

 

«On a analysé la situation et on s’est rendu compte que, dans 95% des centres de Ligue ou départementaux, on jouait sur dur. Tous les jeunes qui commencent à jouer entre 6 et 10 ans jouent sur dur. Comment voulez-vous qu’ils s’habituent et soient forts sur terre battue ? On va donc lancer une «opération terre battue», qui va s’étaler sur trois ou quatre ans, pour passer à 50% de terrains en dur et 50% en terre battue. Ça aura un coût parce que la terre battue est plus chère à entretenir. Mais il faut savoir ce que l’on veut et s’en donner les moyens», a expliqué Jean Gachassin.  


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Laisse béton - Tennis Info décembre 2009

Plus de 50% des courts de tennis français sont en béton.

La France est le SEUL pays au monde où on joue majoritairement sur béton.

Et pourtant c’est la surface la plus traumatisante :

- le coefficient d’amortissement est 15 fois meilleur sur terre battue

- on se blesse 6 fois plus sur béton que sur terre battue

On se ruine la santé sur béton.

 Tous les types de court en dur sont construits avec des matériaux toxiques et polluants (béton, peinture et matières synthétiques), il est donc impératif de démolir toute la structure du court (chape et revêtement) pour retrouver un espace naturel. En plus d'un coût très élevé de démolition et de mise à la décharge sélective, le retour à un milieu naturel demande un apport de terre végétale important pour combler la fosse.

On ruine l’environnement avec les courts en béton.

 Souvent en France, le club n’est pas le payeur mais seulement l’utilisateur. Nous vous apportons les arguments, preuves à l’appui, que la Terre battue ne coûte pas plus cher que les autres surfaces. Vous pourrez ainsi convaincre le décideur payeur.

C’et vrai ! il faut plus de temps d’entretien pour assurer la bonne qualité des courts en terre battue. Mais que vaut cet argument quand il est question de santé et d’environnement ? Et puis que de valeurs véhiculées par la terre battue: endurance, persévérance, honnêteté, esprit stratégique, générosité, politesse !

Mais que faire du vieux béton qui craquelle ou s’affaisse après une vingtaine d’années ? On y perce 2000 trous et on le recouvre des 3 couches de la terre battue traditionnelle. Quelques clubs l’ont déjà fait et sont parfaitement satisfaits.

 Laissez tomber le béton.

  ADTB Tennis Info décembre 2009

Pas de tennis sur dur pour les enfants - Guardian News juin 2009

Après le forfait de Nadal au tournoi de Wimbledon 2009, Sven Groeneveld, le coach d'Ana Ivanovic et de Verdasco, entre autres, a déclaré qu'il n'avait jamais connu de joueur aussi diminué par une blessure au genou à un si jeune âge.
Il est persuadé que c'est une grave blessure car elle a contraint Nadal à perdre pour la première fois à Roland Garros et à prendre "la plus désagréable décision de sa carrière" en déclarant forfait pour Wimbledon.
Nadal est traité par des anti-inflammatoires à prise orale et avec des exercices de musculation appropriés mais il est possible que les dommages soient irréversibles et Groeneveld croit que le jeu sur courts en dur est un facteur aggravant :  "Quand les enfants jouent sur dur leur croissance en est affectée. Il n'est pas bon pour les enfants de jouer sur de telles surfaces"

Guardian News & Media 2008

Published: 6/27/2009



Martina Navratilova - Newsweek janvier 2009

Certains enfants tapent la balle pendant 4 à 5 heures par jour à l'âge de 9 ans.
Lorsque j'étais jeune, nous jouions sur terre battue, sur gazon, ou à l'intérieur sur moquette posée sur un plancher. Nous ne jouions sur dur que quelques tournois.
Maintenant la majorité des tournois se déroule sur surface dure, et la plupart des académies dispose de courts en dur, d'où pour les joueurs des problèmes aux pieds et dans le bas du dos.
Il faut s'attendre à plus de blessures!"

Martina Navratilova
Newsweek - janvier 2009

interview Bruno Renoult - mai 2008

interview de Bruno Renoult du 15 mai 2008

SOS Terre Battue - L'Equipe 24 mai 2007

L'Equipe du 24 mai 2007

S.O.S. terre battue

 


EN ARDENT DÉFENSEUR d’une surface douce pour les articulations et si prisée à Roland-Garros, Bruno
Renoult tente depuis 1985 de sensibiliser les Français sur un site dédié aux avantages de la pratique du tennis sur terre battue. Dans les années 1960, le pays était couvert à 80 % de terrains rouges.
En 1985, après l’« Opération 5000 courts » visant à démocratiser et installer des terrains dans chaque commune, cette proportion avait chuté à 18 %. Aujourd’hui, le déclin irrémédiable fixe le chiffre à 14 %.
« Avec Roland-
Garros, nous avons une vitrine. Mais il n’y a plus rien en stock, dit Renoult.
Nous sommes un petit pays de terre battue et c’est ce qui nous empêche peut-être d’avoir des champions.
Et c’est une situation très atypique si l’on compare ces chiffres avec nos voisins. En Allemagne 90 % (!) des
terrains découverts sont en terre ; en Italie, 73 % ; en Espagne, 75 % ; en Suisse, 87 %… »

Balayant l’argument économique censé justifier cette évolution, le « lobbyiste » prétend que des terrains
en terre battue, certes nécessitant des coûts d’entretien journalier, reviennent moins cher sur une
période de vingt - vingt-cinq ans. Et, argument à la mode, qu’ils sont écologiquement beaucoup plus favorables que le béton poreux nécessaire au quick. « Ce qui peut changer
maintenant pour l’avenir, conclut-il, c’est que le président Bîmes et la FFT, qui ne manquent pas de moyens, impulsent une nouvelle politique pour faire vivre à nouveau la terre.


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Tony Nadal et la terre battue - l'Equipe septembre 2007

"Je ne connais aucun autre sport professionnel qui organise autant de compétitions aussi traumatisantes pour l'organisme que les tournois sur dur. Les sports collectifs se jouent sur gazon ou dans des gymnases aux surfaces plus souples. L'athlétisme se pratique sur tartan. Les courts en ciment sont très néfastes pour les genoux et le reste du corps".
Tony Nadal (entraîneur de son neveu Raphael) l'Equipe 6 septembre 2007)

Pour être complet, il faut dire que les fédérations sportives ont adopté une surface et une seule pour une pratique moins traumatisante de leur sport au haut niveau. Souvent le gazon naturel (ex: football et rugby), le plancher (ex: handball, basketball, volleyball),  mais aussi le gazon synthétique pour le hockey. Le tennis fait bande à part avec ses multiples surfaces et la prédominance du jeu sur dur.
l'ADTB

La terre battue et le circuit professionnel - ADTB juillet 2005

Sur le circuit professionnel la répartition des surfaces utilisées est stable. La TB représente un peu plus d'1/3 chez les hommes, un peu moins d'1/3 chez les femmes; c'est exactement l'inverse pour le dur. Il reste 1/4 pour l'indoor et moins de 10% pour le gazon.

Wimbledon fait maintenant partie d’une “période gazon” comme Roland Garros est le point d’orgue de la saison sur terre battue.
La terre battue est donc utilisée une fois sur trois. On est malheureusement loin de ce que nous estimons préférable pour la santé des joueurs.

LA SANTE DES JOUEURS
En 1993 nous demandions à l’ATP de bien vouloir considérer notre position réclamant l’utilisation préférentielle de la terre battue. Nous constations en effet que :
Les joueurs se blessaient plus qu'en 1970 alors qu’ils sont en meilleure condition et jouent moins (moins de doubles, moins de matches en 5 sets).
L’audimat du tennis à la télévision baissait.
La fédération internationale étudiait la possibilité de changer les règles ou le matériel (balles, raquettes) pour relancer l’intérêt du jeu.
L’arbitrage est très critiqué car les enjeux sont énormes.
Aujourd'hui, la situation ne s’est pas améliorée.
Ce n’est pas la peine d’insister sur les dégâts physiques provoqués par la répétition des matches sur surface dure.
Bill Noris, Kinésithérapeute de l’ATP déclarait déjà en 1990 : “ si j’avais mon mot à dire, le circuit professionnel tout entier se déroulerait sur la terre battue ”.

LE TENNIS SPECTACLE
En ce qui concerne le tennis spectacle, là encore, le problème des blessures s’avère crucial puisqu’elles sont la cause de nombreux forfaits. Et quand les vedettes ne viennent pas, le spectateur ne va plus au stade.
De plus sur terre battue le point dure plus longtemps - en moyenne 8 secondes - et on peut y voir tous les coups du tennis et pas seulement le service et le retour.
Panatta, Mc Enroe, Noah, et plus près de nous Rafter ou Henman, ont prouvé si besoin était qu’on pouvait gagner sur terre battue en faisant service volée. Il ne suffit donc pas de “limer” pour gagner sur terre battue. D’ailleurs les meilleurs espagnols ou sud américains brillent maintenant sur d’autres surfaces que la terre battue et la finale de Roland Garros 2005 fut extrêmement spectaculaire.
C’est Patrice DOMINGUEZ qui a dit “ l’heure de vérité, c’est toujours le subtil mélange entre l’opportunisme et l’attentisme ; entre l’attaque à tout va et l’attaque raisonnée, entre l’attaquant de fond de court et l’attaquant service - volée : c’est sur terre battue ”.

On nous rétorque que l’intérêt du tennis est de couronner des champions toutes surfaces. Non ! Ce n’est pas l’intérêt du tennis, c’est la tradition du tennis. Le champion n’a pas besoin d’une surface pour devenir un champion. Borg l’a prouvé en gagnant sur gazon et sur terre battue. Si le tennis professionnel ne se jouait que sur terre battue, Becker, Edberg et Sampras auraient été quand même numéro un. Courier, Muster et Kuerten l’ont bien été alors que les deux tiers des tournois se jouent sur surface dure.
Il faut respecter la tradition ou plutôt la culture du tennis, les tournois du grand chelem peuvent évoluer ; New York et Melbourne ont changé de surface (gazon pour dur) sans perdre leur notoriété, au contraire ! Qu’ils changent encore une fois ... pour la terre battue.
Il restera Wimbledon. Ca ne nous gêne pas ; l’herbe (des terrains de sport), c’est bon pour la santé !

ADTB juillet 2005



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Guga et la Terre Battue - mai 2005

« C’est la surface sur laquelle vous pouvez utiliser le mieux vos armes que ce soit la technique ou le mental. La technique parce qu’il vous faut un jeu complet. Si vous avez des lacunes, l’adversaire s’y engouffre tout de suite. Le mental, car ce sont des matches très durs qui peuvent basculer sur un point, comme cela m’est arrivé contre Russel. Tant que ce n’est pas fini, vous avez du temps, vous avez des balles et donc votre chance. Et j’aime cette sensation. 

Quand vous sortez du court, vous êtes sale, vous êtes couvert de rouge comme si vous aviez combattu réellement dans la terre. Vous avez tout donné parce que la terre vous oblige à tout donner, vous vous êtes battu contre vous-même, vous êtes crevé mais c’est bon.

Sur terre, vous devez être fort, ne jamais abandonner. Y croire, attendre, y croire ! Combattre.

Et puis, j’aime cette sensation où vous pouvez glisser et, en même temps, pousser pour frapper. Pour moi, voir quelqu’un bouger sur terre, c’est comme une œuvre d’art. Ces jambes qui bougent si vite dans toutes les directions, ces extensions… On ne s’en rend pas compte la plupart du temps car ça va trop vie. Mais si vous aviez une caméra au ralenti fixée rien que sur les pieds, vous verriez. »

      Gustavo Kuerten

(entretien Tennis Magazine mai 2005)


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La passion du tennis - Tennis Info avril 2002

Responsable de l’entretien et de la remise en état des terrains du stade Roland-Garros, Gaston Cloup est un « champion » de la terre battue. Il dévoile ici quelques secrets de la terre traditionnelle et… des solutions

pour en optimiser l’entretien.

Des clubs délaissent la terre battue au prétexte qu’elle n’est pas pratiquable une bonne partie de l’année…

Gaston Cloup: C’est à mon sens un faux problème. A Roland-Garros, les terrains sont prêts mi-avril et utilisés jusqu’à la mi-octobre de 8 heures à 21 heures. Dans le Sud, les courts sont fréquentés deux mois supplémentaires, soit sept à neuf mois dans l’année. De plus, en période hivernale, le fait que les courts en plein air soient peu utilisés est principalement lié aux conditions climatiques défavorables.

Y-a-t-il des solutions pour ouvrir les courts plus tôt dans la saison?

En période hivernale, à Roland-Garros, quatre terrains sont protégés par un géotextile et paillés sur près de 20 cm. Ensuite, ils sont

recouverts d’une seconde bâche contre l’humidité. Cette opération permet de mettre à disposition des meilleurs joueurs des terrains plus tôt dans la saison. Les terrains sont ensuite « travaillés » pour le tournoi. Pour l’anecdote, le court n° 18, considéré comme

terrain d’entraînement, fut longtemps préservé tout l’hiver et ne faisait l’objet d’une remise en état qu’une année sur deux. Ainsi, à condition de protéger le terrain du gel, il est possible de refaire un court tous les deux ans – mais pas plus. Le terrain préservé, n’étant

pas griffé, deviendra plus compacté. Moins perméable, il séchera moins vite, critère déterminant pour une pleine activité en période estivale.

Le temps de séchage apparaît aussi comme un élément dissuasif…

Une terre battue bien entretenue sèche en deux heures. Et même lorsque ce terrain est bétonné et que l’on constate certaines retenues d’eau, il est facile d’y remédier. Il suffit par exemple de percer jusqu’à la couche de mâchefer au milieu de la flaque à l’aide d’une fourche ou d’un burin. Aux mois de septembre et octobre, les terrains à Roland-Garros sont proches des « terrains de club »; moins entretenus durant les mois de juillet et août, ils durcissent et sont moins perméables. Mais nous faisons en sorte que, durant les championnats de France, les joueurs et les organisateurs soient satisfaits des terrains: bonne qualité de jeu pour les joueurs et utilisation optimale pour le juge-arbitre.

La terre battue exige de multiples connaissances…

Bien sûr. D’ailleurs, la FFT, par le service Equipement, organise chaque année des « Journées terre battue » (JTB, généralement en

avril) et des stages de formation de remise en état et d’entretien des terres battues. Cette année, en septembre (du 22 septembre au

1er octobre 2003), j’animerai, à la demande de Fabien Boudet, le stage FFT à Toulouse au centre de ligue Midi-Pyrénées. Durant ces dix jours de stage, j’essaierai de transmettre ma passion et de former les stagiaires aux règles de l’art : apprendre à réaliser un véritable « billard ». De plus, en fin de stage, sera organisée une demi-journée sur l’entretien quotidien d’une terre battue avec, éventuellement, la possibilité de l’ouvrir à un plus grand nombre, une JTB décentralisée en quelque sorte. (Pour tout renseignement, contacter le service Equipement)

La « terre de Roland-Garros » est un exemple outre-Atlantique. Vous avez vous-même conquis la « terre chilienne »…

En effet, je suis allé récemment au Chili pour former les équipes d’entretien du tournoi ATP de Vina del Mar. J’ai essayé, à la demande des organisateurs, de transmettre au mieux mes connaissances en tenant compte de la particularité de la terre locale. Pendant près d’une semaine, nous avons suivi l’évolution des terrains au jour le jour et cherché à réaliser les « bons gestes au bon moment ». Je garderai en mémoire l’enthousiasme et le dynamisme des équipes responsables de l’entretien des courts.

Tennis Info avril 2002


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Tout le circuit pro messieurs sur terre battue - le Figaro mai 1993

la Terre Battue est en train de reprendre ...des couleurs! Après plusieurs années de critiques, notamment à l'époque du lift, et après avoir joué le rôle de peau de chagrin sous la poussée des surfaces dures, elle reprend le dessus.
Le nombre de tournois joués sur la surface lente est en augmentation pour la première fois; des champions, tels que Cash, McEnroe et Courier ont fait son éloge et une association s'est créée en France pour prendre sa défense.
L'association pour le Développement de la Terre Battue (ADTB) affirme qu'elle est la panacée pour guérir les maux actuels du "jeu moderne" ou en puissance (échanges trop brefs, importance exagérée du service, blessures en tout genre à cause des surfaces dures etc...).
Dans son argumentaire, elle préconise un remède inattendu: "il existe une solution aux problèmes que rencontre l'ATP Tour actuellement, c'est de jouer TOUS les tournois sur terre battue. Car cette surface représente de nombreux avantages: elle revient moins cher, elle est moins traumatisante, elle ralentit le jeu, les petits gabarits ne seraient plus écartés de premiers rôles, etc..."
Michel Artigala Le Figaro 21 mai 1993

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